Category: Politique de la ville

Une collaboration ‘gagnante’ au cœur des quartiers

La richesse de son réseau associatif et l’implication de ses acteurs de quartiers font la force de la ville de Roubaix.

La MIE a pour objectif de détecter les talents dans les quartiers, développer les compétences et favoriser l’émancipation des habitants des quartiers afin de faciliter leur retour à l’emploi.

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S’associer pour mieux accompagner les publics : la recette d’un partenariat durable

De gauche à droite : Katia GRASA, Chargée de projet numérique et emploi pour Amitié Partage et Adeline HAECK, Chargée de mission Partenariats à la MiE

Depuis plusieurs années, Amitié Partage et la MiE travaillent ensemble pour accompagner les candidats vers leur retour à l’emploi. Katia GRASA et Adeline HAECK nous expliquent leur collaboration au quotidien pour trouver les solutions les plus adaptées.

Amitié Partage, qu’est-ce que c’est ?

 Amitié Partage est une association qui a fêté ses 30 ans, et qui a pour objectif d’accompagner les Roubaisiens en situation de précarité. A ce jour, l’association, accompagne à raison de 2 à 3 distributions alimentaires par semaine, près de 1 700 personnes en moyenne par an. Par la suite, d’autres demandes ont émergé. Les bénéficiaires ont notamment souhaité être accompagné dans leurs démarches d’insertion professionnelle. C’est ainsi qu’est née l’accompagnement professionnel et le partenariat avec les professionnels de l’insertion tels que la MIE

Comment est naît la collaboration Amitié Partage – MiE ?

K.G. : Petit à petit s’est créé un réseau, et c’est comme ça que nous avons rencontré le PLIE qui souhaitait que l’on puisse travailler ensemble. L’objectif était de permettre aux personnes en situation de chômage, accompagnées par l’association Amitié Partage, de profiter des moyens et locaux du PLIE. Cette collaboration s’est ensuite multipliée sur d’autres ateliers. Le PLIE travaillait avec des chargés d’entreprises qui faisaient des simulations d’entretien, et moi je travaillais sur la construction du projet professionnel du candidat. Au fil des années, cette collaboration a duré. Elle s’est nourrie de ce que pouvait amener les changements politiques.  En 2006, le partenariat s’est développé, par la suite avec les nouvelles équipes de la MiE.

Comment travaillez-vous ensemble ?

K.G. : Après la fusion de L’ASSEDIC et de l’ANPE, il a fallu que nous nous adaptions à la spécificité des publics. Avec Adeline, nous avons toujours travaillé en réfléchissant à ce que nous pouvions apporter comme plus-value, dans l’accompagnement auprès du public.

A.H. : Il fallait apporter une plus-value par rapport à l’accompagnement que faisait déjà Pôle Emploi et puis, certaines personnes étaient aussi suivies par un référent RSA, avaient déjà quelqu’un qui les suivait pour résoudre leurs freins périphériques comme le logement, la santé… Il fallait les accompagner sur un autre besoin.

K.G. : C’est comme ça que nous avons construit un programme qui a été proposé aux personnes que nous accompagnions en fonction de leurs besoins. C’était complètement du sur-mesure

A.H. : Au démarrage de la MiE, on proposait beaucoup de conseils individuels. Et tout doucement, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait aussi un besoin collectif. Ça a démarré avec les ateliers CV, lettres de motivation, entretien. Et puis le numérique a commencé à arriver et nous nous sommes aperçus que certaines personnes ne maîtrisaient pas l’outil informatique et que l’entreprise commençait à valoriser ces compétences-là dans sa recherche de profil.

K.G. : Nous avons senti un changement au moment des forums […] car même si nous sommes en face à face, le contexte digital est présent puisqu’il est demandé aux candidats soit d’envoyer une candidature sur leur espace en ligne soit de créer un profil sur les réseaux sociaux. J’ai donc repris contact avec Adeline, et nous avons créé un atelier spécifique avec Mescipa ZAFRANE (médiateur numérique à la MiE). […] L’avantage c’est que je connais mon public et les animateurs connaissent leur produit.

Comment s’est poursuivi l’aventure ?

A.H. : En 2010, La Maison de l’emploi a été labelisée EIF [Espace Info Formation] par la région, et nous avons mis en place une programmation Emploi/Formation avec des ateliers spécifiques ce qui a permis de créer des passerelles avec les personnes qui avaient besoins de travailler leur projet professionnel. L’association Amitié Partage s’est alors greffée à la programmation de l’EIF.

Comment qualifieriez-vous le partenariat avec la MiE ?

K.G. : La Maison de l’Emploi reste un de mes partenaires favoris. Pour la simple et bonne raison que l’accueil est bienveillant, à l’écoute. Ils prennent le public d’Amitié Partage là où ils sont et il n’y a pas de stigmatisation.

Urban Clean et MiE : Un partenariat à 360°

 Cindy CHARRON, Coordinatrice accompagnement et Christopher CLARKE, Accompagnateur socio-professionnel au sein de la société Urban Clean , témoignent de leur collaboration avec la MiE. 

URBAN CLEAN C’EST :

  • Une association, loi 1901, créée en 2014
  • 140 agents salariés accompagnés
  • 14 mois d’accompagnement en moyenne
  • 285 entrées et sorties sur 2017
  • Un objectif : le retour à l’emploi

Parce qu’il n’est pas toujours facile d’accompagner les projets professionnels des candidats, Urban Clean multiplie les outils, en intégrant ceux de la MiE, pour proposer des solutions sur-mesure à ses publics. Cindy CHARRON et Christopher CLARKE, nous expliquent leur métier.

Urban Clean qu’est-ce que c’est ?

Cindy : À la suite de la fermeture d’une ancienne structure, en 2014, un besoin s’est créé sur le territoire. Lorsque notre structure a vu le jour et que les premiers salariés ont démarré en janvier 2015, il a fallu répondre à un besoin de masse sur le territoire. Au sein d’Urban Clean, nous travaillons au niveau de la propreté urbaine et sur l’accompagnement Au départ, il y avait une compétence relations entreprises-professionnels. Puis, Urban Clean, a commencé à se développer dans ses activités, comme la médiation de parking.

Christopher : Le cœur de métier d’Urban Clean c’est le nettoyage urbain. Nous avons aussi une activité annexe pour des allocataires du RSA : l’atelier carton. C’est un atelier de conception de meubles et objets à partir de carton. Urban Clean fait partie du groupe Ardéco, avec Urban Rénov.

Cindy : Urban Clean et Urban Rénov sont deux entités séparées, deux chantiers d’insertion, avec Urban Clean pour le nettoyage urbain et Urban Renov, qui gère la partie second œuvre en bâtiment.

Quel est le lien entre Urban Clean et la MiE

Christopher : Au tout début, nous avons connu la MiE avec les réunions de réseau local. Nous y participions afin de découvrir les associations de la métropole et des entreprises. Depuis nous nous appuyons sur elle pour beaucoup de choses comme des ateliers « 1000 Jobs » ou les « Zoom Métiers » de l’EIF, les Visites d’entreprise… Nous utilisons vraiment les outils de la MiE, de l’EIF, du PLIE.

Cindy : Sur 140 agents, il y a une bonne soixantaine de personnes qui participent aux actions mises en place par la maison de l’emploi.

Comment travaillez-vous avec la MiE ?

Cindy : Nous sommes complémentaires dans le parcours de la personne, car nous mettons des actions en place en direct chez Urban Clean et la programmation que propose la MiE nous permet d’avoir plus de solutions à offrir aux personnes qu’on accompagne.

 Christopher : D’un point de vue personnel, cela me permet de rester en veille sur ce qui se passe aux alentours. Je participe notamment aux actions pour les professionnels qui sont mises en place comme les visites d’entreprises. La MiE nous permet aussi d’initier pas mal de démarches. Il y eu des ateliers qui sont en adéquation avec notre public, comme les Sessions d’informations et d’orientation [SIO] en janvier et février. Souvent, il y a une certaine originalité, quand ces choses sont mises en place. Cela change de d’habitude, et nous permet de garder le public actif.

Cindy : Aujourd’hui, nous travaillons avec la maison de l’emploi sur les besoins spécifiques de certaines entreprises. Souvent, nous constatons que nous ne parvenons pas à proposer des candidats aux employeurs potentiels. Nous travaillons alors ensemble pour justement pouvoir amener ces candidats et que derrière il y ait un retour à l’emploi. Nous allons dans la même direction, et chacun intervient à un moment de l’accompagnement.

Qu’est-ce que cela vous apporte ?

Cindy : Cela permet de compléter l’accompagnement fait par Christopher. Avec nos agents, nous avons une démarche bien particulière et pédagogique au niveau du chantier et nous intervenons pour les aider dans leurs pistes de projet professionnel, en formation ou emploi. Nous avons énormément d’agents qui, au départ, n’ont pas du tout d’idée du métier vers lequel ils veulent se diriger. Donc nous utilisons les outils mis en place par la MiE comme les ateliers de métiers porteurs, les SIO, …

Christopher : Derrière ça, en interne nous allons ajouter des outils collectifs, aussi bien des visites d’entreprises, d’organismes de formation… Avec ces outils, nous allons mettre en place tout un parcours pour confirmer le projet. Les « Zoom Métiers » vont nous aider à avoir une vision plus large du métier et être le plus réaliste possible.

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