Fabrique à entreprendre : le réseau s’agrandit !

En 2017, la Métropole Européenne de Lille, en partenariat avec le FEDER, lance son projet “Fabrique à entreprendre Lille Métropole” pour valoriser la création d’entreprise dans les QPV (Quartiers Prioritaires de la Ville).

Qui sont les bénéficiaires de cet espace

Les espaces de la Fabrique à Entreprendre sont ouverts aux porteurs de projets et d’idées. Les demandeurs d’emploi, entrepreneurs, étudiants, seniors, dirigeants d’entreprises… sont tous les bienvenus !

Un réseau grandissant

En janvier 2019, les 8 espaces ressources Fabrique à Entreprendre sont présents un peu partout sur la métropole lilloise, pour être au plus proche des habitants :

  • à la MiE pour l’espace de Roubaix
  • à la Plaine Images pour la Ville de Tourcoing
  • au Centre social Blanc Riez de Wattignies
  • à la Maison de l’emploi Val de Marque à Hem
  • à la Maison Stéphane Hessel de Lille
  • à Maillage situé à Lille
  • ou encore aux deux entités de la Maison de l’emploi de Lille

C’est donc naturellement que la Métropole Européenne de Lille organisait le 18 mars dernier une inauguration du réseau de la Fabrique à Entreprendre à l’entité de Wattignies en présence des représentants de la MEL, la Région et BPI Group. Ces différents espaces répondent, en effet, aux mêmes enjeux. Il est donc essentiel de démontrer ce travail partenarial et de faire connaître les lieux ressources de la création auprès des habitants.

Ça bouge à la MiE

Pour faciliter les échanges entre les créateurs de projets et trouver des solutions de façon collectives, la MiE organise tous les mois des Café, Croissant & Entreprise. Des animations “Start : oser vous lancer dans la création d’entreprise” proposent des thématiques spécifiques pour aider les créateurs à avancer dans leurs projets et leur apporter des solutions. Enfin, en juin, la MiE organisera “Pow Her” ; une journée pour booster les entrepreneuses en cours de création.

Portraits de créateurs

Le numérique au service des agriculteurs avec Agri Connect

Aymar D’ABZAC, qu’est-ce qui vous a amené à créer votre entreprise ?

Je suis fils et petit-fils d’agriculteurs. Je me suis tourné naturellement vers l’agriculture pour en faire mon métier. J’ai d’abord été salarié agricole, puis responsable d’une exploitation de 350 hectares avec 400 bovins, dont la viande était labellisée « Label Rouge ». Je gérais complétement l’exploitation, des intrants et des fournisseurs. Par la suite, je suis devenu agent technico-commercial pour les produits agricoles et le bétail. En 2004, j’ai subi un accident de la route, m’empêchant d’exercer une activité agricole.
L’idée de monter mon projet a alors germée. Je suis passionné par le matériel agricole, ses évolutions et par les nouvelles technologies mises au service des agriculteurs de demain. Je voulais donc faire de ma passion mon métier et renouer avec le monde agricole, après mon invalidité.
J’ai une parfaite connaissance du milieu agricole, de ses besoins et ses évolutions, et j’aime travailler sur le terrain. Je pense avoir la fibre commerciale. C’est ce qui a motivé mon projet « Agri Connect ». Le but est de présenter à chaque agriculteur un panel d’outils connectés et numériques lui permettant de bénéficier de nouvelles sources de revenus, de réduire ses charges fixes et de simplifier son travail au quotidien. L’objectif de l’outil est de faciliter la mise en relation entre les agriculteurs et mes partenaires. Aujourd’hui, mon entreprise est lancée depuis le 28 mars et je suis en attente d’une subvention de l’AGEPHIP.

Vous participez régulièrement aux animations que nous mettons en place sur la création d’entreprise. Qu’est-ce que ça vous apporte ?

Cela me permet de rencontrer d’autres créateurs, d’autres chefs d’entreprise, donc de nouer des relations et d’étoffer mon réseau. C’est important de ne pas rester seul dans le parcours de création. Ces moments permettent de partager son expérience, de prendre des idées, des conseils et d’éviter certaines erreurs. Finalement, j’ai appris à arrêter de me poser trop de questions et oser me lancer !

Du jardin d’enfants au potager, Stéphanie cultive l’art de rebondir