Réforme de la formation professionnelle : optimisez votre budget

Réforme de la formation professionnelle : Optimisez votre budget

La loi du 5 septembre 2018 pour »la liberté de choisir son avenir professionnel » réforme l’ensemble du système de formation professionnelle et d’apprentissage – Des évolutions importantes seront à prendre en considération à partir de 2019 pour optimiser les budgets de formation des entreprises.

CPF : Quels changements à prévoir ?

UN COMPTE CRÉDITÉ EN EUROS

Le Compte Personnel de Formation (CPF) permet à chaque salarié d’acquérir des droits à la formation, et ce tout au long de sa vie active. A partir du 1er janvier 2019, les heures du CPF, acquises avant le 31 décembre 2018, sont monétarisés à hauteur de 15€ de l’heure. Concrètement, cela signifie que :

  • Un(e) salarié(e) au moins à mi-temps : bénéficiera de 500 € par an, dans la limite de 5000 €
  • Un(e) salarié(e) peu qualifié(e) : bénéficiera de 800 € par an, dans la limite de 8000 €

UN ACCÈS A LA FORMATION CERTIFIANTE OU NON

Avec le CPF, le salarié a la possibilité d’acquérir une qualification (diplôme, certification…) et de développer des compétences et connaissances (langues, mathématiques…). Le CPF donne aussi accès à la VAE (Validation des Acquis par l’Expérience), la réalisation d’un bilan de compétences, la préparation aux examens du permis de conduire (voiture et poids lourds), la création ou la reprise d’une entreprise ou encore l’acquisition de compétences nécessaires à l’exercice d’une activité de bénévolat ou de volontariat en service civique.

UNE APPLI MOBILE POUR COMPARER LES FORMATIONS

A l’automne 2019, une application mobile sera disponible pour les salariés, pour faciliter les recherches de formation en comparant les offres disponibles sur le marché.

A SAVOIR :
Le CPF a remplacé le DIF (Droit Individuel à la Formation). Les heures capitalisées au titre du DIF, au 31 décembre 2014 et non consommées seront mobilisables jusqu’au 31 décembre 2020, en complément des heures capitalisées pour le CPF à partir du 1er janvier 2015. Après cette date, les heures de DIF seront perdues. Enfin, seule l’attestation que vous avez fournies aux salariés en 2015 permet de récupérer les heures acquises avec le DIF.

Le CPF a remplacé le DIF (Droit Individuel à la Formation). Les heures capitalisées au titre du DIF, au 31 décembre 2014 et non consommées seront mobilisables jusqu’au 31 décembre 2020, en complément des heures capitalisées pour le CPF à partir du 1er janvier 2015. Après cette date, les heures de DIF seront perdues. Enfin, seule l’attestation que vous avez fournies aux salariés en 2015 permet de récupérer les heures acquises avec le DIF.

 A noter, le CPF sera géré par votre Opérateurs de Compétences (OPCO) jusqu’en 2020.

OPCO : Késako ?

Depuis le 1er janvier 2019 jusqu’au 31 mars 2019, l’ensemble des Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) sont agréés à titre provisoire en qualité d’opérateur de compétences (OPCO). L’agrément définitif sur les nouveaux champs de compétences entrera en vigueur au 1er avril 2019. Sous l’égide de la nouvelle agence « France Compétences », les OPCO seront amenés à construire des certifications de branche (selon une logique métiers, compétences et filières) et de contrôler la qualité et le coût des organismes de formation.

Quels seront leurs missions ?

  • Gérer les financements des dispositifs d’alternance. Plus précisément, ils détermineront le coût et le niveau de prise en charge des contrats d’alternance selon les stratégies définies pour chaque branche.
  • Apporter un appui technique aux branches adhérentes pour la GPEC (Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences)
  • Accompagner l’analyser et la définition des besoins de formation des TPE/PME de moins de 50 salariés.
  • Promouvoir la formation à distance (FOAD) et les actions de formations en situation de travail (AFEST)

Quel sera l’OPCO de votre entreprise ?

La liste des 11 OPCO regroupés par champ professionnel, au 31 mars 2019, est en cours de finalisation :

  • Agriculture et transformation alimentaire (agriculture, maritime et alimentaire)
  • Industrie
  • Construction (Bâtiment, travaux publics)
  • Mobilité (services à l’automobile)
  • Commerce (détail et grande distribution)
  • Services financiers et conseil (banques, assurances…)
  • Culture et médias (presse, audiovisuel)
  • Cohésion sociale (social, inserion, sport)
  • Santé
  • Services de proximité (tourisme, restauration…)
  • Travail temporaire, propreté et sécurité