Travaux du musée de la Piscine : des Roubaisiens à l’emploi !

Après deux ans de travaux, l’extension du Musée de la Piscine sort la tête de l’eau

Depuis l’automne 2016, le Musée de la Piscine de Roubaix s’est lancé dans la construction d’une extension de 2000 m² pour enrichir le parcours visiteur.

Construit sur l’ancien bassin, la nouvelle aile offrira :

  • Une grande salle consacrée à l’Histoire de Roubaix
  • Une galerie dévolue à l’histoire formelle, technique et politique de la sculpture moderne
  • Une seconde salle d’expositions temporaires de près de 900 m²
  • Un espace d’accueil des entreprises et des groupes près de l’auditorium pour les besoins liés à l’activité séminaire et aux conférences
  • Un nouveau bâtiment contigu à l’ancienne entrée de la piscine pour ouvrir sur une galerie réservée à la présentation du « Groupe de Roubaix » et des espaces de vestiaires et de repos pour le personnel du musée.

Durant ces deux années de chantier, les entreprises mobilisées ont réalisé des clauses d’insertion. Retour sur le bilan du volet social.

Les clauses sociales : une opportunité pour les territoires et leurs habitants

Quasiment 70% des contrats liés aux clauses sociales sur le chantier de l’extension du musée de la Piscine de Roubaix ont été portés par des Roubaisiens.

Chiffres : Une réussite sur le chantier

Intérim, Contrat de professionnalisation, Contrat à durée déterminée, …. autant de modalités qui ont permises aux entreprises de réaliser leur effort d’insertion. La Ville de Roubaix, accompagnée sur le sujet par la MiE, avait fixé un objectif d’insertion de 1878 heures. Finalement, c’est 2450 heures dont ont bénéficié des habitants éloignés du marché du travail.

heures d'insertion réalisées
% des habitants résident à Roubaix

Nombre d'heures réalisées selon les contrats

  • Contrat d'apprentissage
  • Contrat de professionnalisation
  • CTT (intérim)
  • CTTI (intérim d'insertion)

L’insertion : Un tremplin pour gagner de l’expérience en entreprise

Prenons l’exemple de ce père de famille roubaisien de 39 ans, qui a eu l’opportunité de travailler sur le chantier en intérim. Après 4 mois de travail à se professionnaliser  dans le coffrage (ouvrier du béton)  sur le chantier du  musée de la Piscine et suite à quelques autres expériences via les clauses sociales, il est aujourd’hui en contrat d’intérim en tant que coffreur-bancheur, hors clauses sociales. Son employeur ? Une entreprise qui l’avait repéré il y a quelques mois via l’insertion…

Un rayonnement métropolitain

Ce chantier a fait appel à une mobilisation métropolitaine. Grâce à un système de mutualisation des heures d’insertion, les habitants ont pu effectuer des contrats plus longs, leur permettant de travailler avec une même entreprise, par exemple sur un chantier lillois, puis roubaisien. Concernant les travaux du Musée de la Piscine, 30% des contrats étaient portés par des habitants vivant hors de Roubaix.

Par ailleurs, des Roubaisiens travaillent tous les jours sur des chantiers de la métropole via des clauses sociales. Une mobilité au réel pour ces travailleurs, loin des clichés dépassés « je vais toujours travailler dans mon quartier ». Désormais, c’est un fait: la mobilité est un atout clé. Elle l’est, a fortiori, pour les métiers du bâtiment où les entreprises enchaînent les chantiers sur la métropole voire au-delà. Cela devient donc une réelle compétence mise en pratique dans les parcours clauses sociales, en faveur des métropolitains.